• Suite à l’interpellation de la FSU dimanche dernier, le vice-rectorat a organisé cette réunion du CHSCT.

    Elle s’est tenue de 9H à 11H en présence entre autre du nouveau secrétaire général, du colonel Galliffet du corps des sapeurs pompiers, spécialisé dans les secours civils ainsi que M. Colas du BRGM de Montpellier. Trois points principaux ont été évoqués :

    1) Origine et caractéristiques du phénomène (intervention de Mrs Galliffet et Colas)

               - Le phénomène prend sa source à 60 km à l’Est de Mayotte. Il s’agit de failles qui fonctionnent en « décrochement » c'est-à-dire avec un frottement horizontal et latéral et non en subduction (deux plaques ou l’une frotte sur l’autre). Cette caractéristique exclut un effet Tsunami.

               - Il est défini comme étant dans un « espace contraint » de 10 km de long. Il est donc stationnaire, sa zone géographique est délimitée.

               - Il n’y a aucun moyen d’en prévoir la durée. Le phénomène dont les effets touchent le territoire semble inédit, il n’y a pas véritablement d’équivalent de référence.

               - La magnitude (puissance) correspond en revanche à ce qui est attendu dans la zone. A l’heure actuelle le pic est celui du séisme du 15 mai avec 5,8 sur l’échelle de Richter. La zone est considérée comme étant de risque modéré. Dans cette configuration il est possible de dépasser la magnitude de 6 mais pas d’atteindre ou dépasser celle de 7. En résumé un séisme majeur de style big bang n’est pas envisagé. Les différences qui apparaissent suivant les sites d’observation sont liés à la distance entre les capteurs et le point d’origine du séisme (les capteurs les plus proches donc les plus fiables étant à Mayotte (7 stations) et aux Comores (3 stations).

               - Une éruption volcanique n’est pas à craindre dans la mesure où entre le premier écoulement sous marin de lave et l’apparition du cratère il faut 5 millions d’années.

    A la suite de cette présentation émaillée de questionnements de la part des représentants du personnel un échange eut lieu sur les mesures à préconiser et la difficulté quand à leur application sur le terrain. L’importance des exercices a été soulignée tout en reconnaissant la difficulté à appliquer les procédures systématiquement étant donné le nombre de séismes. Le principe de précaution devant prévaloir.

    Les intervenants ont souligné :

               - La nécessité d’un suivi de l’évolution des effets (fissures).

               - La variabilité de la perception des séismes qui dépendent de l’émotivité, du contexte où on se trouve à ce moment là.

              - Leur inquiétude quand à la difficulté de faire circuler les informations. Ils fourniront avant leur départ programmé ce soir des recommandations (accroissement des moyens techniques de détection sur place par exemple) à la préfecture et dès leur arrivée à Paris un rapport au directeur de la protection civile.

    2) Le point sur les effets des séismes sur les bâtiments scolaires (informations fournies par le responsable des constructions au vice-rectorat pour le second degré et par l’ISST pour le premier degré)

               - Pour le premier degré : 8 collèges touchés à des degrés divers. La situation la plus grave étant celle du collège de Dembeni dont les salles aux étages ont été fermées, des malfaçons semblent être à l’origine. Ailleurs il s’agit de fermetures de salles ou d’installation d’étais. 28 établissements sur 32 auront été visités par deux organismes agrées. Le CIO est fermé et sera reconstruit dans un délai de 1 à 2 ans. Sur interrogation des représentants du personnel au sujet du devenir des agents et des élèves ayant besoin de ce service, il nous a été répondu que les agents seront répartis dans les établissements.

               - Pour le premier degré : 4 écoles sont fermées et dans 5 autres des salles sont inaccessibles. Il semble comme l’ont fait remarquer les représentants du premier degré présents qu’il y ait d’autres signalements. L’impact sur la scolarité des élèves a été évoqué. Dans la plupart des cas on nous a répondu que les élèves ont été intégrés dans d’autres écoles dans un système de rotation.

    3) Les effets psycho sociaux sur les agents Le stress des agents a été évoqué.

    Les conséquences étant parfois des crises d’angoisse, la fatigue engendrée par des difficultés à dormir. La mise en place d’un numéro de tel afin de pouvoir être à l’écoute du personnel touché a été demandé ainsi que la possibilité pour les personnels très perturbés de pouvoir solliciter une mutation. On nous a répondu que cela ne se ferai que dans des cas très exceptionnels.


  • En cliquant sur ce lien Mayotte passera le bac vous trouverez un article paru dans Mayotte Hebdo au sujet d'une réunion des chefs d'érablissement au vice rectorat.

    Tout va bien dans le meilleur des mondes, mais jusqu'à quand ??


  • Informez vous en suivant ce lien et signez la pétition en ligne. Il en va de l'intérêt des adhérents et de l'existence même des syndicats, dont de la défense de vos droits.


  • Cliquer ICI pour voir l'appel de l'intersyndicale


  •  Le SNUEP-FSU Mayotte et le SNES-FSU Mayotte relaie et appuie l’appel à la grève unitaire des 9 organisations représentatives de la fonction publique. Le SNUEP - FSU Mayotte s'associe au SNES-FSU Mayotte pour dénoncer les attaques incessantes et tous azimuts menées par le gouvernement contre les services publics.

    Le document d’orientation remis par le gouvernement aux organisations syndicales annonce la couleur. Il suggère clairement de :

    - développer la contractualisation et la précarité au détriment du statut particulièrement dans les zones à déficit d’attractivité. A Mayotte, l’IG que nous (SNES) avons rencontré nous a parlé de 75 % de contractuels dans le second degré,

    - réduire le nombre de commissions administratives paritaires et de limiter leur compétence aux seuls litiges, 

    - fusionner les comités techniques et les CHSCT (comité hygiène, sécurité et conditions de travail) au prétexte que leurs compétences se chevauchent ce qui est faux,

    - développer la rémunération au mérite mettant à mal la notion de carrière au service du public.

    En outre dans le secteur éducatif la réforme des lycées ne vise à rien d’autre qu’à faire contribuer l’éducation nationale à la suppression de 120 000 postes planifiée par le gouvernement et elle accentuera encore davantage les inégalités scolaires au lieu de mener la lutte pour les réduire. La modularité des enseignements fait reposer sur le jeune des choix qu’il n’est pas encore en mesure de faire. Enfin la suppression programmée des CIO est un coup dur porté au service public d’orientation.

    Les projets de réforme ne s’arrêteront pas là puisqu’en 2019 est prévue une réforme des retraites marquée elle aussi par une logique d’individualisation et d’alignement vers le moins avantageux des systèmes.

    On le sait également, ce gouvernement réduit le pouvoir d’achat des fonctionnaires (gel du point d’indice, report d’un an des mesures PPCR, augmentation de la CSG, …)

    STATUT, SALAIRE, EMPLOI, RETRAITE, rien n’est épargné.

    Entrons dans la contre-offensive générale, soyons nombreux-ses à être en grève le 22 mai.

    Merci à Henri NOURI co-secrétaire FSU Mayotte





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