• PROJETS DE PROGRAMMES

    ALLER VITE POUR MIEUX VIDER LES CONTENUS D’ENSEIGNEMENT

    Le ministère publie actuellement les projets de programmes des enseignements généraux du nouveau lycée professionnel, votés par le conseil supérieur des programmes. Pour la voie professionnelle, moins de trois mois auront donc suffit pour travailler sur les programmes de CAP et de 2de Bac pro, voire des trois années de Bac pro.
    La marche forcée pour une mise en œuvre de la réforme de la voie professionnelle en septembre prochain aboutit encore à un débat inexistant. Suivant un calendrier serré, le ministère réduit la consultation à une dizaine de jours, une seule réunion par discipline étant prévue avec les organisations syndicales. Les projets de textes sont d’ailleurs publiés quelques jours avant les réunions de consultation. 
    Cette méthode témoigne du peu de considération du ministre pour l’avenir des jeunes et pour les personnels de la voie professionnelle, malgré sa campagne de communication.
    Encore et toujours, le ministère veut aller vite pour éviter tout débat de fond, notamment avec les professeur·es de lycée professionnel, et cantonner la communication sur un prétendu renouveau de la voie professionnelle permettant d’atteindre l’excellence. Mais comment amener vers l’excellence quand moins de temps de formation sera octroyé aux jeunes ? Quand les enseignements généraux seront ramenés à des compétences utilitaristes ? Quand les dimensions citoyennes et émancipatrices de la formation seront une nouvelle fois réduites ?

    Comme le SNUEP-FSU le supposait et le dénonçait, les projets de programmes sont en recul par rapport aux programmes actuels. Le chef d’œuvre prend une place prépondérante au détriment des savoirs et savoir-faire. Le numérique se développe pour faire du numérique et non pour participer à l’acquisition de savoirs et savoir-faire. L’incitation à l’utilisation de certaines méthodes pédagogiques dépasse le cadre normal des programmes.

    En français, le programme proposé entérine un appauvrissement synonyme de renoncement à de véritables ambitions culturelles et citoyennes. Il rejoint nos pires craintes d’un enseignement général purement fonctionnel. En bac pro, le nombre d’objets d’étude diminue d’un tiers, notamment ceux à portée philosophique, et le nombre d’œuvres intégrales obligatoires presque de moitié. L’enseignement de la philosophie pour tous les jeunes de terminale, mandat porté par le SNUEP-FSU, s’éloigne toujours plus – aggravant encore les inégalités entre les voies du lycée.
    Pour les langues vivantes, les nouveaux programmes allègent et simplifient les deux axes utilitaristes préexistants consacrés à un usage des langues dans la vie quotidienne et au travail. L’examen devient plus axé sur le professionnel au détriment de la culture. Cela confirme l’abandon de la double finalité du Bac pro.
    En arts appliqués, le programme de CAP resterait aussi conséquent qu’actuellement alors que le nombre d’heures de cours est diminué de moitié. Les ambitions autour du numérique apparaissent irréalistes face à la vérité du terrain.

    Le SNUEP-FSU continue à revendiquer des contenus de formation ambitieux pour les jeunes. Une formation initiale solide articulant enseignements généraux et professionnels de haut niveau est indispensable pour une insertion professionnelle durable, une poursuite d’étude réussie et une participation active à la vie sociale et citoyenne.
    Il réaffirme son opposition à la réforme et appelle à l’amplification des mobilisations et actions en cours.


  • Comme vous le savez, les Syndicats appellent à une journée de grève inter-professionnelle et de mobilisation le 5 février. Une partie des Gilets Jaunes a décidé de s'y associer. Il s'avère qu'un nombre croissant d'UL, d'UD, de SL, SD, de syndicats d'autres organisations (FO, FSU, SUD en particulier) appellent à leur tour à la grève le 5 février.
     
    Nous avons échangé au sein du Snuep Mayotte. Les choses sont simples : ce gouvernement détruit tout. Allons-nous accepter cela indéfiniment ? L'heure n'est-elle pas au "tous ensemble" pour stopper tout cela ?
     
    Nous avons donc décidé d'appeler à la grève le 5 février.
     
    D'ores et déjà, nous avons pris contact avec les organisations syndicales parisiennes des PLP (CGT, SNETAA-FO et SUD) afin d'appeler en commun au 5 février. Nous avons bien évidemment appellé à la mobilisation le 5 février (je vous mets l'appel en PJ).
     
    Ne traînons pas, ne perdons pas de temps : nous appelons toutes les sections académiques du SNUEP-FSU à appeler et à organiser la grève du 5 février dans l'unité la plus large.
     
    Amitiés syndicales,
     
    Cliquez ICI pour télécharger le tract
    -- 
    Omar Attoumani AMBRIRIKI 06 39 19 78 21
     
    Serge Ciccone 06 07 23 27 02

  • Le mépris et les mensonges doivent cesser

    Communiqué de presse de l’intersyndicale du second degré de Mayotte du 20 janvier. (SNES-SNUEP-SNEP-SNETAP-CGT-SUD EDUC-SNAC-SE UNSA-FAEN)

    La crise actuelle conduit le gouvernement à afficher une écoute plus attentive des organisations syndicales. Pour autant tant sur la réforme des lycées que sur le rétablissement d’un service public de qualité à Mayotte, la réalité est tout autre. De plus, toute tentative de contestation de la politique en matière éducative comme dans d’autres domaines est rejetée, toute proposition alternative visant à engager des dépenses pour le service public est considérée comme nulle et non avenue. En dépit de ces injonctions plus ou moins explicites, nos organisations ne s’estiment pas tenues par le corset budgétaire imposé tant en matière de suppressions de poste que de revalorisation financière de notre profession qui mérite une meilleure considération.

    À Mayotte, la crise de recrutement s’accentue sous l’effet d’une volonté politique de contractualiser le recrutement au détriment du statut et de mesures régressives trahissant des engagements qui conduisent de nombreux collègues à perdre toute confiance dans le système à rebours de ce que le ministre prétend vouloir mettre en place.

    À Mayotte, l’augmentation de l’indemnité de remboursement de loyer ne sera pas effectuée. Nous venons d’apprendre que la direction des affaires juridiques s’y oppose alors que toutes les autres administrations l’appliquent à leurs fonctionnaires.

    La réforme des lycées conduira à une restriction de l’offre éducative, à une réduction des horaires qui au final produira davantage d’inégalités. La majorité de la profession la refuse. 

    Dans l’enseignement professionnel, la réduction des horaires d’enseignement des disciplines générales pénalisera les élèves et compromettra leurs poursuites d’études. Les secondes organisées en familles de métiers impliqueront une déprofessionnalisation des filières professionnelles.

    Nos organisations demandent sur le plan national :

     le retrait de la réforme des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup,

     l’arrêt des suppressions de postes, l’augmentation des salaires,

     le respect de la liberté d’expression et de manifestation.

     Le retrait du projet d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires imposées et sous-payées qui est lié au plan de suppression des postes (2450 postes dès la rentrée 2019) et conduira à une aggravation des conditions de travail pour les élèves comme les personnels

    À Mayotte, cette dernière mesure conduira à affaiblir encore le taux d’encadrement.

    La stabilisation des équipes est un enjeu majeur et c’est pourquoi des mesures d’attractivité financière à destination des titulaires doivent être prises.

    La contractualisation massive synonyme de précarisation doit faire la place à un plan de formation et de titularisation.

    À Mayotte, les indemnités promises doivent être payées (ISG pour les néo-titulaires, IE pour les 2012). Il en va de la crédibilité de l’action gouvernementale.

    L’indemnité de remboursement de loyer doit être revalorisée en fonction de la règlementation.

    Les moyens permettant d’améliorer les conditions de travail doivent augmenter et des mesures de protection sociale doivent être prises.

    Tous en grève jeudi 24 janvier et rendez-vous à 9h devant le Vice-Rectorat


  •  
    Aussi, la pétition FSU pour dénoncer l'article 1 du projet de loi "pour une école de la confiance" est en ligne :  https://liberte-expression.fsu.fr/
    A signer et diffuser massivement le lien (sites, réseaux, journaux, mails...).

  • La FSU a décidé d'initier une pétition nationale pour dénoncer l'article 1 du projet de loi "pour une école de la confiance"

    Cet article vise à inscrire dans la loi une obligation de réserve qui n'existe pas aujourd'hui. Nous rappelons donc notre attachement aux statuts et à la loi qui obligent les personnels de l’Education nationale (comme tous fonctionnaires) à se conformer aux instructions (art.28) aux obligations de discrétion, au secret professionnel (art.26), à la neutralité (art.25) mais pas à la réserve.
    Il est d'autant plus urgent de signer qu' à Mayotte, notre administration tente de museler un collègue qui ose avoir porter un gilet jaune dans son établissement.

    Ci-dessous, le lien à utiliser pour signer et faire signer massivement cette pétition.

    https://liberte-expression.fsu.fr





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique