• "Malgré les discours autour des 30 ans du bac professionnel, cette rentrée est très décevante", estime le Snuep-FSU devant la presse, mardi 30 août 2016. "Le ministère a budgétisé 2 000 élèves en moins et les crédits pédagogiques sont également en baisse. Depuis le début du quinquennat, aucune véritable mesure n'a été prise, ni pour les personnels, ni pour les élèves", résument Jérôme Dammerey et Sigrid Girardin, du secrétariat national. Concernant la possibilité de se réorienter à la Toussaint, "cela va créer de la frustration" car les filières en tension n'offriront "pas plus de places" en raison d'un faible taux de désistement.  Le Snuep-FSU réclame des moyens supplémentaires pour "dédoubler les classes" et un parcours de bac pro en 4 ans "utile pour certains, si on veut réduire le décrochage scolaire", ainsi que la possibilité de retourner en CAP après un bac pro.

     

    Nasr Allah LAKHASSI

     


  • En 2015, 281 000 contrats d'apprentissage ont été signés dans les secteurs privé et public soit une hausse de 2,3 %" après deux années de baisse, calcule la DARES. La note précise d'ailleurs que "la reprise des embauches a démarré" avec la rentrée 2015 : "Sur la campagne 2015-2016, la hausse est de 3,7 %". Cette reprise concernait en 2015 "tous les secteurs, à l'exception de la construction" et elle touchait "plus particulièrement les formations de niveau CAP (+2,7 %)" note le service statistique du ministère du Travail qui ajoute que cette hausse s'explique essentiellement par la mise en place de l'aide "TPE jeunes apprentis" accordée aux petites entreprises recrutant un apprenti mineur : les embauches y ont augmenté de 5 % (+ 10 % pour les mineurs) alors qu'elles ont baissé (-2,3 %) dans les entreprises de plus de 10 salariés.

    La hausse des recrutements d'apprentis mineurs se traduit par une hausse des apprentis sans diplôme ni titre professionnel à la signature de leur contrat" qui représentent un tiers des embauches. Les recrutements augmentent aussi dans le secteur public (+ 25 %), surtout dans les collectivités territoriales qui  représentent toutefois moins de la moitié des 11 000 entrées. "Les embauches ont surtout augmenté dans les services de l'État, les établissements publics locaux d'enseignement et les établissements publics administratifs de l'État." A noter que dans les collèges et lycées, près de la moitié des apprentis ont un niveau bac, 18 % un niveau V et près de 12 % n'ont aucun diplôme ni titre professionnel. 

    22% de décrocheurs de l'apprentissage 

    La note évoque aussi les taux de rupture : "28 % des contrats commencés au cours de la campagne 2013-2014 ont été rompus avant leur terme", mais certains de ces jeunes ont trouvé un nouveau contrat d'apprentissage. Au total, "22 % des primoentrants peuvent être considérés comme ayant abandonné l'apprentissage". A noter que "plus l'apprenti est jeune et plus le taux de rupture est élevé : 38 % pour les moins de 18 ans contre 19 % pour les plus de 21 ans".

     

    La DARES publie une seconde note consacrée aux contrats aidés et elle note qu'en 2014, les emplois d'avenir, notamment dans le secteur associatif, ont constitué, "davantage encore qu'en 2013, le contrat aidé le plus ouvert aux résidents des ZUS" puisque "18 % des jeunes recrutés y vivent (...) Cette hausse tient en partie aux objectifs assignés par le gouvernement aux missions locales, chargées d'orienter les jeunes vers ce programme". Les jeunes résidents des ZUS représentaient en 2014 moins de 5 % des entrants en contrat d'apprentissage. et les jeunes "titulaires d'un niveau de diplôme supérieur au bac présentent un taux de chômage près de deux fois supérieur aux jeunes actifs de niveau équivalent résidant hors ZUS (25,7 % contre 13,4 % en 2014)". La Dares rappelle que l'exigence d'un niveau de diplôme inférieur ou équivalent au CAP-BEP pour les jeunes embauchés en emploi d'avenir a été assouplie pour les résidents des ZUS. Conséquence : "Dans le secteur marchand, la part des entrants en emploi d'avenir diplômés du bac ou de l'enseignement supérieur est très nettement supérieure en ZUS (27 %) à ce qu'elle est hors ZUS (3 %). Dans le secteur non marchand, cet écart est encore plus marqué.

    Nasr  LAKHSASSI

     


  • Un arrêté du 29 août 2016 porte application du 1er alinéa de l'article 8 du décret n° 2016-1171 du 29 août 2016 relatif aux agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d'enseignement, d'éducation et d'orientation dans les écoles, les établissements publics d'enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l'éducation nationale.

    ENSEIGNANTS CONTRACTUELS. Un décret porte sur les agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d'enseignement, d'éducation et d'orientation dans les écoles, les établissements publics d'enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l'Éducation nationale. Le texte harmonise les dispositions statutaires applicables à ces agents.

    Un arrêté définit un traitement minimum et un traitement maximum pour ces personnels.
    Un décret fixe les taux de rémunération des heures supplémentaires d'enseignement effectuées pour les personnels enseignants des établissements d'enseignement du second degré. Le décret modifie les modalités de fixation des taux des heures supplémentaires des professeurs contractuels en raison de l'entrée en vigueur d'un nouveau cadre de gestion les concernant, et il précise que la majoration de 10 % des heures supplémentaires prévue par le décret de 1950 n'est pas applicable aux enseignants donnant tout leur enseignement dans les classes préparatoires aux grandes écoles.
    Un arrêté fixe les taux des heures supplémentaires d'enseignement effectuées par les professeurs contractuels des établissements d'enseignement du second degré.
    Un arrêté porte sur l'évaluation professionnelle des agents contractuels recrutés pour exercer des fonctions d'enseignement, d'éducation et d'orientation dans les écoles, les établissements publics d'enseignement du second degré ou les services relevant du ministre chargé de l'Éducation nationale.
     
    HEURES SUPPLÉMENTAIRES. Un décret abroge le décret n° 2008-927 du 12 septembre 2008 instituant une prime spéciale au bénéfice des enseignants qui assurent au moins trois heures supplémentaires année d'enseignement dans l'enseignement secondaire.
     
    INFIRMIER. Un arrêté porte création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'État aux membres du corps d'infirmiers de catégorie A des administrations de l'État relevant, pour le recrutement et la gestion, du ministre chargé de l'Éducation nationale
    Un arrêté porte création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'État aux membres du corps des infirmières et des infirmiers du ministère chargé de l'Éducation nationale.
     
    ESPÉ. Un arrêté porte renouvellement de l'accréditation de l'École supérieure du professorat et de l'éducation de l'académie de Bordeaux au sein de l'université de Bordeaux
     
    PERSONNELS. Un arrêté fixe les conditions d'attribution de la nouvelle bonification indiciaire aux personnels exerçant des fonctions de responsabilité supérieure dans les services centraux, les services déconcentrés des ministères chargés de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et l'établissement public Réseau Canopé relevant du ministère chargé de l'éducation nationale.
     
    DASEN. Par décretGilbert Cambe, directeur académique adjoint des services de l'Éducation nationale de l'Hérault, est nommé directeur académique des services de l'éducation nationale de l'Aveyron, à compter du 5 septembre 2016, en remplacement de Dominique Roure, admis à faire valoir ses droits à la retraite
     

    DAASEN. Par décret du Président de la République en date du 29 août 2016, Pierre Roques, inspecteur d'académie-inspecteur pédagogique régional, est nommé directeur académique adjoint des services de l'Éducation nationale de la Gironde à compter du 1er septembre 2016, en remplacement de Christine Templier-Thomas, appelée à d'autres fonctions

    Nasr LAKHSASSI

    Co Secrétaire Général 


  • ORAL DE RATTRAPAGE : LE SNUEP-FSU CONTINUE DE DEMANDER UNE REMISE À PLAT DE L’ÉPREUVE !

    En 2009, en même temps que le ministère mettait en œuvre la réforme du baccalauréat 3 ans, il inventait un nouveau dispositif pour pallier la baisse prévisible des résultats : l’épreuve d’oral de contrôle.

    Le SNUEP-FSU n’a cessé de dénoncer les modalités d’organisation et d’évaluation de cet oral, qui n’a d’épreuve que le nom. Les candidat-es ayant obtenu entre 8 et 10/20 aux épreuves du 1er groupe sont soumis à une épreuve de deux interrogations orales de 15 minutes dont le coefficient est équivalent aux épreuves du 1ergroupe. Cette épreuve accorde donc une importance démesurée à ces oraux qui demeurent en plus mal définis. Les modalités d’évaluation ne permettent pas non plus d’assurer l’égalité de traitement entre les candidat-es. Le seul objectif poursuivi par le ministère est bien d’augmenter artificiellement le taux de réussite au baccalauréat professionnel. 

    L’épreuve orale de contrôle, telle qu’elle est définie et évaluée actuellement, participe à la dévalorisation du baccalauréat professionnel. Le baccalauréat professionnel doit s’appuyer sur des contenus d’enseignement ambitieux pour permettre une insertion professionnelle réussie et des poursuites d’études. Cela passe aussi par une remise à plat de l’ensemble des modalités de certification des diplômes de la voie professionnelle.

    Le SNUEP-FSU est favorable au principe d’une épreuve de rattrapage qui évalue des savoirs et qui laisse le choix des matières aux candidat-es en fonction des résultats du 1er groupe, à l’instar de ce qui se pratique pour les baccalauréats généraux et technologiques.

    Pour ces raisons, le SNUEP-FSU dépose un préavis de grève nationale les 6, 7 et 8 juillet 2016, pour couvrir les collègues convoqué-es à cette épreuve. 


  • Vous avez pu constater que notre site n'était plus à jour depuis plus de quatre années.

    Nous allons remédier à cette situation le plus rapidement possible. 

    Si vous avez des idées, vous pouvez nous les envoyer par mél à l'adresse sa.mayotte@snuep.fr





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique