• Il s’est tenu de 9H30 à 12H30 en présence de 5 membres élus FSU, un élu titulaire et un suppléant du se -unsa. L’ administration était représentée par M. le secrétaire général, le drh, le chargé de mission sécurité et le responsable du pôle hygiène et sécurité.

    L’ordre du jour très fourni, nous a amené à traiter de la restitution du groupe de travail du 13 septembre dernier sur la défense passive, le fonctionnement la programmation des travaux en chscta, la formation de ses membres, un point juridique sur le droit de retrait, les compte rendus de l’administration et de la FSU de la visite du CHSCTA dans le LPO Chirongui le 20 mai dernier. La situation au LP Kahani , aux collèges de Majicavo et Passamainty ainsi que dans les écoles de primaires de Passamainty et Combani 2 ont été évoqués.

    Lors de la restitution du groupe de travail, les mesures matérielles à développer ont été présentées. La FSU a insisté sur la nécessité de mettre en application les réunions des CHS dans les établissements, ce qui est loin d’être le cas actuellement.

    En ce qui concerne les situations particulières dans les établissements :

    LP KAHANI

    Comme vous le savez le LP Kahani a été gravement touché par des violences. Un collectif de collègues ont exercé lundi20 et mardi 21 novembre un droit de retrait suivi massivement. L’administration nous a informés que des actions étaient en cours pour sécuriser l’établissement et ses abords. Sur proposition de la FSU, une visite du CHSCTA a été programmée. La procédure règlementaire (tenue d’un groupe de travail, délai d’un mois pour permettre au chef d’établissement de préparer la visite) situe cette visite dans la deuxième quinzaine de février. La FSU a depuis contacté le vice-rectorat afin de soutenir le caractère d’urgence d’un passage du CHSCT, du déplacement du hub et d’un apport en personnel supplémentaires.

    COLLEGE PASSAMAINTY

    Un compte rendu des travaux effectués au collège de Passamainty a été fait. La FSU a soulevé la question de l’apport en moyens supplémentaires suite aux évènements qui ont marqué cet établissement en avril mai dernier.

    COLLEGE MAJICAVO LAMIR

    Le climat scolaire dégradé, depuis la rentrée au collège de Majicavo a été signalé . Dans cet établissement le risque psycho-social est quasiment avéré.

    VISITE LPO CHIRONGUI PAR LE CHSCTA

    Le rapport de visite du LPO Chirongui a longuement retenu l’attention. Dans les deux rapports , administration et FSU, l’absence de dialogue social a été relevée ( le changement de direction a de ce coté, été bénéfique à l’établissement). La FSU a signalé les dysfonctionnements qui ont caractérisé cette visite ( délai de 7 mois entre le délibéré et sa réalisation, absence du pôle santé, etc…). La FSU a déploré le fait que ce retard a prolongé la non prise en compte de problèmes matériels et humains.L’administration a reconnu que la réalisation de la visite a été favorisée par le droit de retrait effectué avril par les personnels.

    Une analyse critique de la gestion des deux évènements (violences du 23 septembre 2016 et inondation du 23 mars 2017) avec des réactions trop tardives (manque d’anticipation le 23 septembre et extinction trop tardive de l’électricité alors qu’il s’agit de la première mesure à prendre). L’utilisation inappropriée des agents de service a été relevée (heures de service, travaux sans habilitation).

    L’état de la SEP a été abordé, la FSU s’est étonnée que durant des années certains travaux (réfection du local des agents, guérite d’entrée) n’aient été effectués. Cette remarque a été faite également pour la partie générale (gouttières, etc..). Il a été demandé au vice rectorat une meilleure prise en compte, dorénavant, des signalements dans ce type de situation. La vérification de la sécurité des machines a été abordée, les personnels déplorant que l’organisme chargé de cette opération n’ait pas été mandaté pour la mise en marche de celles-ci. La question de la construction d’un lycée en dur, une demande unanime des collègues, a été abordée en présence du responsable constructions qui a rejoint la réunion. La fin des études préalables étant prévue en 2021. La FSU estime ce délai trop long .Il faudra revenir rapidement sur ce dossier trop longtemps négligé par le vice-rectorat.

    En fin de réunion un point juridique sur le droit de retrait a été fait par un membre de la cellule juridique arrivé entre temps. L’année dernière, tous les droits de retrait suivis par la FSU ont été acceptés, mais nous craignons à l’avenir une interprétation restrictive de cette procédure. 


  • Chers collègues , 
     
    Vous trouverez ci - dessous le courriel envoyé au  secrétaire général du  Vice - rectorat ce jour par le secrétaire  FSU du CHSCT. 
    Nous demandons également la tenue rapide d'un groupe de travail préparatoire à la visite du CHSCT afin de préparer au mieux et dans l'intérêt de tous, personnels et élèves, cette visite.  

    Patrick Fornecker 
    Membre du CHSCT 
     

    Monsieur le Secrétaire Général,
    Les collègues  Kahani qui exercent leur droit de retrait depuis hier 
    estiment que la visite du CHSCT prévue en fin février début mars est trop 
    tardive. 
    En tout état de cause, les collègues demandent que le vice rectorat 
    s'engage sur :
    - le déplacement du HUB ;
    - la création d'un poste de proviseur adjoint ;
    - la création d'un poste de CPE ;
    - la création de quatre postes d'AED.

     
    Le secrétaire du CHSCT 
    Rivomalala RAKOTONDRAVELO 


  • Le CHSCT s’est réuni ce jour et la FSU a évoqué les graves incidents qui ont eu lieu à Kahani et le droit de retrait exercé ce jour et demain par les collègues de l’établissement. 
    La FSU par l’intermédiaire de ses représentants a obtenu une visite du CHSCT dans cet établissement début 2018. 


  • Les fiches de suivi de demande de mutation sont téléchargeable ICI.

    N'hésitez pas à la compléter et à nous la faire parvenir rapidement


  • En cette rentrée 2017, le système public d’éducation à Mayotte se trouve de nouveau confronté à des difficultés que nous avons déjà largement évoquées et identifiées :

    Faute d’établissements du second degré en nombre suffisant au regard des besoins, les infrastructures actuelles craquent car elles ne sont pas structurellement prévues pour accueillir un nombre sans cesse croissant d’élèves. L’aggravation des conditions de travail pour les agents comme pour les élèves est donc réelle. L’insécurité est dans tous les esprits, à preuve les bagarres aux abords et dans un certain nombre d’établissements, qui ont émaillé la fin de la période scolaire précédente. De plus les jeunes déjà fatigués par un temps de transport considérable, trop souvent ne peuvent pas se restaurer ou bien sont tenus à faire des journées continues de 5 ou 6 heures sans pause. Il n’y a aura pas d’amélioration sans accélérations des constructions d’établissements, d’internats et d’espaces de restauration scolaire.

    La FSU milite, par ailleurs, pour l’accès des jeunes aux pratiques sportives et au développement d’un sport scolaire égalitaire, humaniste, et culturel. Cet accès à une pratique diversifiée, riche, épanouissante et émancipatrice passe par l’action de toutes les composantes du CENM en faveur du sport scolaire.

    C’est pourquoi nous lançons un appel solennel sur la question des transports qui ont été supprimés pour les collégiens en cité scolaire ou dans les communes où les élèves des associations sportives utilisaient le ramassage des lycées.

    Nous vous demandons de considérer le temps de la pratique au sein de l’association sportive comme du temps scolaire à part entière parce que la responsabilité éducative et émancipatrice de nos associations scolaires est indéniable.

    Nous demandons que tous les élèves qui participent dans leur établissement aux activités du mercredi après-midi puissent bénéficier, comme les autres élèves, des transports scolaires, notamment quand les transports sont déjà organisés, ce qui est le cas dans plusieurs communes de l’île.

    Sur le bâti scolaire, la FSU sera attentive aux engagements du vice-rectorat, notamment en matière d’installations sportives. Nos élèves attendent toujours les points d’ombre et les point d’eau qui ont été promis sur les équipements extérieurs. Nous sommes également attentifs au suivi des chantiers programmés afin qu’ils parviennent à leur terme.

    Les établissements du premier degré connaissent également des difficultés de tous ordres. Les classes et les écoles sont surchargées si bien que plus d'une soixantaine d'écoles fonctionne avec le système de rotation. Malgré les engagements de l'État (livraison de 500 salles de classe), à peine une centaine de salles de classe a été livrée ces cinq dernières années. La majorité des enfants n'effectuent pas les 3 années de scolarisation en maternelle. Les conditions d'accueil et le manque de personnels spécialisés font que les enfants en difficultés (plus de 60%) et/ou nouvellement scolarisés ne sont pas réellement pris en charge de façon spécifique. La mise en œuvre des rythmes scolaires s'est faite dans de très mauvaises conditions, sans une réelle prise en compte des réalités et contraintes locales. Le SNUipp-FSU Mayotte s'étonne de l'entêtement de la Vice Rectrice à ne pas vouloir autoriser les adaptations réclamées par tout le monde, y compris par les parents d'élèves et certains maires. L'actualité démontre que, contrairement à ce qui se dit ici et là, l'éducation à Mayotte ne constitue pas une priorité. Pour preuve la baisse du nombre d'emplois aidés alors que le gouvernement s'était engagé à sanctuariser ces emplois dans l'Éducation Nationale et dans les Outre-mer.

    Eu égard à ces conditions particulièrement difficiles, les personnels et leurs représentants doivent être traités avec considération. C’est pour cette raison qu’il doit être procédé à une reprise totale de l’ancienneté générale de services (AGS) et qu’un véritable plan de titularisation doit être mis en place pour les contractuels. C’est pour cette raison également que l’emploi du temps du président du SRIAS doit être adapté à sa décharge de service et non imposé arbitrairement.

    De plus, le déficit d’agents titulaires en nombre suffisant pour se rapprocher des normes du pays est un autre sujet d’insatisfaction majeure. A titre d’exemple, on trouve près de 50 % de contractuels enseignants dans le second degré à Mayotte alors que le record sur les autres académies est Créteil avec 13 % ou encore 1 psychologue de l’éducation nationale pour 3000 élèves à Mayotte alors que le standard métropolitain, à améliorer d’ailleurs, est de 1 pour 3000 enfin 1 C.I.O pour 12000 jeunes à La Réunion contre 1 C.I.O pour 41000 jeunes à Mayotte et nous pourrions multiplier les exemples.

    Nous demandons une restauration de l’attractivité financière par les mesures suivantes :

          Indexation des salaires à 1,53,

          attribution de 2 indemnités pour un couple d’agent,

          dégrèvements fiscaux pour les indemnités,

          baisse de la condition de durée de service de l’IFCR à un an,

          revalorisation des retraites par un retour de la bonification retraite à ½ et l’instauration de l’ITR pour tous,

          accélérations de carrière.

    C’est à cette condition que Mayotte pourrait retrouver davantage d’enseignants, de personnels de direction et de laboratoire, d’administratifs, d’inspecteurs, de médecins scolaires, d’infirmières, de CPE, d’assistants d’éducations, d’assistants sociaux, de psychologues de l’éducation nationale. C’est à cette condition également qu’on pourra mettre en place à Mayotte les baisses d’effectif indispensables, la lutte contre le décrochage, la priorité accordée aux enseignements fondamentaux, l’aide aux élèves allophones et ce comme il se doit dans un réseau d’éducation prioritaire.

    Pour ne prendre qu’un seul exemple, le vice-rectorat ne dispose que d’un médecin pour 30000 élèves. À titre de comparaison, le ratio en Seine Saint-Denis, pourtant insuffisant, est de 1 pour 12000. Comment dans ces conditions lutter sérieusement contre les risques sanitaires et mettre en place une éducation à la santé ? Mais alors que le manque de personnels est criant, comment pourrions-nous accepter, de surcroît, la suppression des emplois aidés indispensables au bon fonctionnement des établissements du premier comme du second degré ?

    Il est consternant de voir qu’aujourd’hui, la seule mesure d’attractivité significative est celle consistant à instaurer une prime d’installation pour les contractuels dont beaucoup prennent leur fonction sans être formés. La formation prend du temps, nous a dit Mme la Ministre des outre-mer. Certes mais pendant ce temps-là, les jeunes grandissent et ne bénéficient pas des conditions optimales. Il faut en effet que nos collègues contractuels soient formés, mais comment le seront-ils si le nombre de titulaires baisse régulièrement chaque année ?

    Que veut-on faire du système éducatif de Mayotte ? Un vaste centre de formation ? Au fond, c’est la question que l’on devrait se poser aujourd’hui alors que les personnels contractuels occupent presque 50 % des postes dans le second degré. Cette situation fait de Mayotte un cas unique dans le pays. Doit-on l’accepter ? La FSU pense que non et demande un changement de politique clair.

    La situation du système éducatif à Mayotte n’a pas été toujours ainsi. Dans les années 2000 et début 2010, les titulaires étaient largement majoritaires dans le second degré. Ce n’est que depuis les décrets de 2013 que l’aggravation a commencé et elle a été d’abord d’ordre financier. En raison de cette dégradation financière, elle atteint, aujourd’hui les sommets que nous connaissons et, qui peut penser sérieusement que la tendance va se renverser si nous faisons comme si de rien n’était et si le Vice-rectorat persiste à ne pas vouloir considérer que l'attractivité est un problème ? Jusqu’où allons-nous continuer ? La FSU considère qu’il n’est pas possible de s’accommoder de cette situation et demande une nouvelle fois au Vice-Rectorat d’intervenir auprès de notre autorité de tutelle pour qu’un plan d’urgence soit adopté. Notre responsabilité n’est pas d’accepter la situation et de nous taire mais de tout faire pour transformer le système public d’éducation à Mayotte afin qu’il puisse assumer correctement ses missions. À la FSU, nous poursuivrons cet objectif avec détermination. 





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