• SNUEP-FSU Mayotte : Continuer à défendre l'enseignement professionnel et ses personnels !

    Le SNUEP-FSU Mayotte a tenu son congrès académique le jeudi 16 février 2017. Cette réunion, qui s'est déroulé au lycée de Kawéni en présence du Co-secrétaire national du syndicat,  a permis de faire le point sur la situation des lycées professionnels et des SEP de Mayotte avec l'ensemble des syndiqué-es présent-es : Conditions de travail, réussite des lycéens et lycéennes professionnels, moyens dédiés à l'enseignement professionnel, préparation de la prochaine rentrée … tous les sujets ont été mis sur la table et discutés avec les congressistes.

    Ce congrès a aussi permis de constituer une nouvelle équipe d'animation syndicale avec l’élection d'un nouveau bureau académique et d'un nouveau secrétariat académique constitué d'un nouveau trésorier, M FILLIUNG Paul et de deux nouveaux Co-secrétaires académiques Mr AMBRIRIKI Omar-Attoumani et Mr CICCONE Serge.

     

    Dans un contexte difficile, le SNUEP-FSU s'est fixé comme objectif d'amplifier la défense de l'ensemble des professeurs titulaires et contractuels de Mayotte et de continuer de promouvoir l'enseignement professionnel public. Cet enseignement est un élément majeur du système éducatif à Mayotte pour la réussite de tous les jeunes. Il participe à la lutte contre les sorties sans qualification et permet d'augmenter le niveau de qualification globale de la population. Il a besoin d’être développé et doté de moyens supplémentaires pour permettre de qualifier tous les jeunes et leur permettre une insertion professionnelle durable, il participe en cela aussi au développement économique de l’île …

     

    CONGRES ACADEMIQUE SNUEP-FSU MAYOTTE


  • Le Medef juge "impératif" de redonner un pouvoir de décision aux employeurs alors que 51 % de la taxe d'apprentissage est aujourd'hui destiné aux régions. Il a rendu public mardi 14 février 2017 ses propositions "pour bâtir les compétences de demain" dans le cadre de l'élection présidentielle 2017. L'organisation patronale préconise d'"allouer 77 % des fonds collectés" aux Octa qui financeront directement et de manière mutualisée les formations en apprentissage. Les entreprises pourraient verser les 33 % restants aux établissements de leur choix, ce qui permettrait de les "responsabiliser".  Par ailleurs, le Medef réclame à nouveau de pouvoir ouvrir des CFA sans demander l'autorisation des régions et préconise la suppression de la carte des formations.
     

    Le Medef souhaite aussi "accorder la liberté totale de gestion de leur taxe d'apprentissage aux entreprises qui embauchent plus de 5 % de leurs effectifs en alternance", dans ses propositions sur l'éducation (PJ) en vue de l'élection présidentielle. La taxe pourrait être utilisée pour financer leurs propres CFA. En contrepartie, les subventions publiques correspondantes seraient réduites.
    En matière de droit du travail, les règles qui encadrent les contrats d'apprentissage notamment pour les mineurs devraient être alignées sur le droit commun.
    RÉFÉRENTIELS DE COMPÉTENCES
    Par ailleurs, les formations en apprentissage devraient être "coconstruites par l'État et les branches professionnelles – à l'image de ce qui est pratiqué dans des pays comme l'Allemagne ou la Suisse, où l'apprentissage est massivement développé", selon le Medef.
    Les référentiels de compétences et de certification devraient "faire l'objet d'une définition partagée" entre l'État et les branches. Ces dernières devraient aussi être chargées de définir les référentiels d'activité.
    Ne pas opposer apprentissage et voie scolaire
    "L'alternance constitue une pédagogie à part entière et une autre manière de réussir", affirme le Medef. "Il faut cesser d'opposer apprentissage et formation académique pour les penser comme deux pédagogies complémentaires". L'apprentissage doit être considéré "réellement comme une voie de formation d'excellence" et non comme une voie d'insertion.
    "Les connaissances transmises à l'école ne correspondent pas toujours à celles qui permettront au jeune de réussir dans le monde professionnel. Les diplômes sont encore bâtis sur une logique de savoirs et de connaissances plutôt que de compétences", regrette le Medef.
    En outre, "la procédure d'élaboration d'un diplôme prend beaucoup trop de temps et laisse de côté les professionnels. Il faut en moyenne cinq ans pour créer un BTS, deux ans pour le réviser." Des délais jugés "peu compatibles avec la réalité du monde économique".
    SUPPRIMER LA CARTE DES FORMATIONS
    Autre demande récurrente : permettre aux entreprises et aux organisations patronales de créer des CFA sans solliciter l'accord des régions. La carte des formations est un "système de régulation malthusien qui n'existe dans aucun pays où l'apprentissage est répandu", assure le Medef qui appelle à sa disparition.
    L'organisation patronale propose aussi de "valoriser la fonction de tuteur en entreprise" en insérant un "module de formation sur le tutorat" dans les formations initiales.
    Nasr Allah Lakhsassi 

  • Une enseignante d'un lycée professionnel "a sollicité le règlement de 236 heures supplémentaires qu'elle estime avoir réalisées, au cours de l'année scolaire 2013-2014, au titre de l'encadrement pédagogique d'élèves de seconde et de première pendant leurs périodes de formation en entreprise". Elle a obtenu en première instance "une somme correspondant à 18 heures supplémentaires". La Cour administrative d'appel de Nancy confirme ce jugement.

    Elle rappelle que la charge de l'encadrement pédagogique des élèves doit être "répartie entre les enseignants en tenant compte, notamment, du nombre d'heures hebdomadaires d'enseignement qu'ils dispensent dans cette division" et que cet encadrement "est comptabilisé dans le service du professeur pour deux heures par semaine" et par élève, "dans la limite de trois semaines par séquence de stage". L'enseignante a participé à l'encadrement pédagogique de 14 élèves de seconde professionnelle pour deux séquences (3 et 4 semaines) et de 19 élèves de première pour deux séquences (4 et 4 semaines, 20 élèves pour la seconde), mais elle "n'a pris en charge que leur évaluation, le suivi des élèves ayant été réalisé par l'un de ses collègues". Dès lors, "cet encadrement ne saurait être comptabilisé dans le service de Mme B... que pour une heure par semaine", elle a donc accompli 201 heures au titre de leur encadrement pédagogique alors que ses obligations hebdomadaires de service pendant ces périodes représentaient un total de 166 heures, elle avait donc droit au paiement de 35 heures supplémentaires, elle en a perçu 17 et elle n'était pas fondée à réclamer le paiement de plus de 18 heures supplémentaires.
    La décision n° 15NC02385 du jeudi 26 janvier 2017 ici

  • Lors du CSE du 26 janvier 2017, le ministère a présenté le Nouveau certificat d'aptitude professionnelle aux pratiques de l'éducation inclusive et à la formation professionnelle spécialisée (CAPPEI) qui remplacera le 2CASH pour les PLP.        

    Le SNUEP-FSU a rappelé l'importance de la formation initiale et continue pour l'ensemble des enseignant-es intervenant dans les SEGPA et EREA. Cette formation reste une condition nécessaire à la réussite des jeunes qui sont scolarisés dans ces structures et qui nécessitent un suivi et un accompagnement spécifique.           
    Le projet de décret et les arrêtés présentés lors que cette séance excluaient de fait les PLP affecté-es en SEGPA et en EREA du dispositif de formation amenant à cette nouvelle certification. Le SNUEP-FSU est intervenu en séance pour faire évoluer les textes afin de corriger cette inégalité de traitement manifeste et pour  permettre aux PLP titulaires et contractuel-les en CDI  l'accès à cette nouvelle formation amenant au CAPPEI.

    En ce qui concerne les modalités de la formation, le SNUEP-FSU acte positivement l'augmentation du volume de formation qui passe à 300 heures pour la préparation à la certification.

    L'intervention du SNUEP-FSU a permis de faire évoluer positivement le projet du ministère mais tout n'est pas encore réglé pour autant. Le SNUEP-FSU continue à demander que tou-tes les enseignant-es du 2nd degré qui valideront le CAPPEI  puissent, de droit, avoir accès aux 100 heures dédiées aux modules d'initiative nationale – ces modules de formation complémentaires sont prévus l'année qui suit l'obtention.    

    Le SNUEP-FSU a proposé aussi un amendement demandant que l'ensemble des enseignant-es du 2nd degré, titulaires du 2CA-SH et exerçant leur fonction depuis au moins deux années dans les établissements scolaires accueillant des élèves présentant des besoins éducatifs particuliers, puissent se voir reconnaître l'équivalence totale avec le CAPPEI. Cet amendement ayant reçu un avis positif du CSE avec 53 voix pour et 0 voix contre, le SNUEP-FSU demande à la ministre de modifier le décret  pour corriger cette iniquité flagrante entre  le 2nd degré et le 1er degré.

    Le secteur communication du SNUEP-FSU

    01 45 65 02 56
    06 81 04 03 56
    06 43 71 87 41


  • Sans même attendre le bilan en cours sur le bac pro Gestion et Administration (GA), les recteurs décident de fermer de façon autoritaire de nombreuses sections dans toutes les académies, au mépris total des collègues qui se sont investi-es fortement dans la mise en œuvre de cette nouvelle formation dont la première session n'a pas encore 2 ans ! Nombre de PLP vont donc maintenant subir les effets de ces fermetures en termes de carte scolaire voire de reconversion ! Ces décisions ne sont pas responsables et montrent encore une fois le peu de considération que peuvent avoir les recteurs quant au travail des PLP et la réussite des jeunes de lycée professionnel !

    Dès sa mise en place, le SNUEP-FSU a dénoncé les risques et les dérives fortement prévisibles du bac pro GA : référentiels déclinés en micro-tâches sans lien entre elles, disparition d'un certain nombre de savoirs dont la comptabilité, évaluation permanente, mise en œuvre complexe et sans réelle formation des enseignant-es, difficultés matérielles, perte de l'identité professionnelle des collègues de GA avec la fusion des spécialités de recrutement dans les matières professionnelles, etc...

    Dès lors et systématiquement, le SNUEP-FSU a demandé au ministère qu'un bilan objectif et indépendant soit mené sur cette filière. Mais sans attendre les résultats de ce bilan, les rectorats, partout sur le territoire, organisent la disparition progressive de cette formation, soit par fermetures de sections entières, soit par réductions drastiques de leurs capacités d'accueil. Et dans ce cadre, on est loin de toute considération pédagogique, la volonté de l'administration se tournant davantage vers des questions de gestion de flux.

    Ceci n'est pas sans poser d'évidents problèmes, que ce soit pour les parcours d'élèves vers un niveau IV ou III dans le tertiaire administratif, ou que ce soit pour les personnels qui voient fondre leurs possibilités d'affectation comme neige au soleil !

    Tant que le bilan demandé n'aura pas été mené à son terme et qu'il n'aura pas été possible d'en tirer des conclusions objectives sur les parcours d'élèves et la carrière des PLP concernés, le SNUEP-FSU exige que cessent toutes les fermetures de sections et toutes les réductions de capacités d'accueil en bac pro GA, sur tout le territoire. Il appelle l'ensemble de ses représentant-es dans les Conseils d'administration des LP et des SEP à s'opposer aux DHG proposant de telles fermetures ou réductions. 

    Le SNUEP-FSU demande à la ministre d'intervenir auprès des recteurs pour que l'ensemble de ces formations soient maintenues à la rentrée prochaine. De plus, le SNUEP-FSU demande qu'une réflexion d'ensemble soit menée au plus vite sur le secteur tertiaire administratif pour permettre réellement de répondre aux besoins de formation et de qualification des jeunes qui s'y orientent.

    Le secteur communication du SNUEP-FSU 





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