• Chers collègues,

    La FSU a revendiqué dès la sortie des nouveaux textes relatifs aux agents contractuels en août dernier la tenue de groupes de travail ; Il aura fallu attendre la sortie de la circulaire de l'éducation nationale en mars dernier pour que le Vice-rectorat mette en oeuvre cette demande.

    Nous sommes entrés dans la négociation sur la base des principes que vous trouverez dans le texte en pj.

    Comme vous pourrez le constater dans le deuxième texte sur le déroulé du GT, nous avons obtenu un certain nombre d'avancées non négligeables :
    -L'indice majoré 410 sera applicable à l'embauche et au renouvellement pour les bac +5,
    -le principe d'une progression à l'indice supérieur tous les 3 ans sauf en cas d'insuffisance professionnelle, est acté avec en protection, une consultation de la commission consultative paritaire.

    Nous avons par ailleurs proposé de substituer la "prime d'installation" applicable à quelques contractuels par un "complément de rémunération" ou "indemnité d'affectation" applicable à tous titulaires comme non titulaires, qui entrerait dans le cadre de la règlementation et répondrait au problème lancinant de l'attractivité.



  • L'exercice du droit de retrait est un succès : à 9h 40, 52 personnes étaient engagées.

    Sur le Registre de danger grave et imminent ont été collées les photos des dangers que présentent les locaux, la remarque de M. Lacouture sur la responsabilité des enseignants et les listes des personnels exerçant leur droit de retrait.

    Les membres du CHS ont demandé la visite de la commission de sécurité de la préfecture en raison des dangers signalés (électrocution, défaut d’alarme incendie, non-conformité électrique, systèmes de sécurités défectueux). Celle-ci devient obligatoire dès lors que le CHS la demande.

     

    Entre 7h et 10h

    Les professeurs, les agents, et quelques parents présents ont attendus la presse. Une fois présents, les journalistes ont écouté nos explications et nos revendications. Ils ont interviewé professeurs, agents, et parents d'élèves. Ces interviews seront diffusées ce soir à 19h.

    Le dossier de presse ainsi qu’un court communiqué résumant les événements de la matinée doivent être envoyés à tous organes de presse de l'ile. Pour l'instant, seules RFO et Mayotte première ont été contactés.

     

    M. Fisher, un agent du bureau des constructions du vice rectorat était également présent pendant ces trois premières heures. Selon ses dires, il était envoyé par M. Lacouture, qui, averti avant même que nous ayons déposé le premier droit de retrait auprès de M. le proviseur, l'a envoyé depuis Mamoudzou à Chirongui. Il venait pour nous expliquer ce que nous n'aurions pas compris dans les mesures prises par le rectorat concernant le lycée Tani Malandi.

    M. Fisher a expliqué les contraintes de son service pour mettre en œuvre toute les réparations que le lycée exige depuis longtemps. Difficultés foncières, problèmes d'approvisionnement en matière première, difficulté à trouver des entrepreneurs, manque de disponibilité des ouvriers de ces entreprises, etc. Les collègues présents lui ont répondu que des entreprises sont disponibles hors Mayotte (La réunion, la Métropole). Le droit de retrait vise le danger que nos élèves et nous-mêmes courons tous les jours. Une réponse concrète et urgente doit être apportée, et non des plans étalés jusqu'en 2018.

    Quelques collègues lui ont ensuite fait faire une visite du lycée général afin qu'il prenne la mesure de la dégradation des locaux.

     

    L'assemblée générale de 10h30

    L'assemblée de 10 heures a réuni 32 personnes.

    Il a été rappelé à chacun en quoi consistait l'exercice du droit de retrait :

    C'est un droit individuel. Chacun dépose au Registre de Danger Grave et Imminent (registre DGI) un danger par lui constaté. Ce registre est disponible dans le bureau du proviseur. Le proviseur, ainsi avisé, fait remonter ce signalement au Vice-Rectorat. Le Vice-Rectorat a alors 48 heures pour venir constater le danger en envoyant une commission de sécurité et doit apporter une réponse aux agents concernés.

    Le Droit de Retrait est donc effectif jusqu'à jeudi matin 7h. Il n'est pas nécessaire de se réinscrire demain pour signaler qu'on est toujours concerné.

    Un représentant syndical nous informe qu’une délégation syndicale est attendue jeudi au Vice-Rectorat pour discuter des problèmes dans l'enseignement à Mayotte. Les syndicats se proposent de porter sur le devant de la scène nos demandes. L'assemblée décide que cela ne suffit pas et qu'il convient de déléguer des personnels du lycée afin qu'il n'y ait pas de mélange des revendications.

     

    L'ensemble des présents a pris des décisions :

    1/ Délégation auprès du Vice Recteur

    En l'attente de la réponse du Vice-Rectorat à l'exercice de notre droit de retrait, une délégation de personnels va demander un rendez-vous par voie directe et par voie hiérarchique à Mme le Vice-Recteur afin de lui présenter les revendications des personnels du LPO

    Cette délégation est composée de Raymonde Saplana, Bruno Dezile, Serge Ciccone, Michel Lhomme, Emmanuel Denis, Chamsidine Madi Mnémoi, Mzé Saindou.

    Le mandat de cette délégation est le suivant :

    • Demander des garanties écrites quant à la rénovation du LPO (SEP et LGT)
    • Demander l’engagement écrit et daté de la construction d'un lycée en dur pour le Sud
    • En attendant ce lycée, exiger la restauration immédiate des locaux (SEP LGT), avec un échéancier précis qui aille d'aujourd'hui à la rentrée fin aout 2017. Tout doit être fini pour la rentrée 2017.
    • Demander une décharge de responsabilité signée pour chaque professeur contraint d'exercer son métier dans des locaux réputés dangereux.
    • Demander le respect immédiat et sans conditions des droits des agents d'entretien concernant la sécurité (interventions comprises dans leur mission, équipement de sécurité approprié, et intervention d'équipes extérieures qualifiées pour les travaux dangereux)

    2/ Assemblée générale Jeudi 20 Avril 2017 à 17 heures

    Une assemblée générale est décidée pour Jeudi 20 avril au soir à 17 heures, dans la salle de réunion de la mairie de Chirongui. Des parents ont en effet demandé à pouvoir y participer. Cette réunion permettra de faire le point sur les réponses apportées par le vice Rectorat au terme de ce droit de retrait et des éventuelles poursuites du mouvement si ces réponses ne sont pas satisfaisantes.

     

    3/ Rédaction d'un tract pour les parents d'élèves

    Les collègues présents vont rédiger un court tract à destination des parents et des élèves afin d'expliquer notre démarche les informer de la date et du lieu de l’AG du 20 avril.

     

    4/ Signalement de tous les dangers

     

    Tous les dangers doivent être signalés, et de manière répétée, au moyen des fiches de signalement que nous vous proposons (voir en salle des profs et/ou dans vos mails). Les agents ont également cette fiche à leur disposition. Elles doivent être déposées soit auprès du chef d'établissement, soit auprès d'un membre du CHS de l'établissement (M. Dezile ou Mme Maurin).


  • Le SNES n'appelle pas à la grève demain. La CGT éduc'action s'est engagée dans ce mouvement sans nous consulter. Nous sommes en désaccord sur certaines revendications, décidées sans aucune consultation, concernant les contractuels qui n'ont aucune chance de pouvoir être mises en oeuvre.

    La CGT n'a pas d'élu au comité technique paritaire (CTP) et ne peut donc pas participer au groupe de travail sur la rémunération des contractuels. C'est la raison pour laquelle, son responsable a décidé de lancer cette grève sans concertation avec les principaux syndicats de l'éducation dans le premier et second degré, à savoir le SNUipp-FSU et le SNES-FSU. C'est dommage. Nous le déplorons mais une clarification etait indispensable. Chacun doit comprendre les raisons pour lesquelles, nous ne sommes pas dans cette intersyndicale laquelle ne reprend d'ailleurs pas dans le détail nos principales revendications sur l'attractivité pour les titulaires.

    Bien syndicalement

    Henri Nouri

    SNES Mayotte


  • Après divers échanges mails/tél aujourd'hui entre Bruno, Isabelle, Henri Nouri (S3 Snes) et moi même nous sommes convenus qu'il fallait très rapidement (demain et après demain) qu'un maximum de collègues fassent une déclaration au registre danger grave et imminent (un exemplaire existe à la SEP et un autre au LG, nous allons vérifier ça dès demain) qui permettra un droit de retrait immédiat. Bien que le SNES Mayotte par l'intermédiaire de son délégué au comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) a inscrit dès hier notre établissement sur le registre du danger grave et imminent au Vice-rectorat (avec 3 motifs : "émanations, chutes, électrocution") il faut faire une déclaration individuelle pour être couvert.
     
    * Pour que l'action soit un succès, nous avons pensé à réaliser une fiche type que vous trouverez en pièce jointe. Je vous demande de la lire dès ce soir et de proposer des améliorations par retour de mail car le temps presse et l'idéal serait de la faire signer dès demain et poursuivre vendredi pour avoir un maximum de signatures vendredi soir afin d'exercer au plus tard le droit de retrait mardi 18/04.
     
    Le modèle "collectif" de la fiche càd le même texte pour tous et plusieurs signataires par fiche permet de la faire signer sur les 2 sites en même temps et de compléter par d'autres vagues après un premier dépôt au Proviseur (samedi par exemple) car certains seront absents, d'autres malades et d'autres ne se rallieront à la démarche que quand ils verront qu'une majorité le fait et que les élèves leur mettent la pression.
     
    L'intérêt majeur c'est que les collègues n'auront pas à affronter le/la Proviseur pour accéder au registre. Une grande partie des collègues n'osera pas franchir la porte et il/elle finirait par dissuader une autre grande partie dans son bureau. Donc on fera remonter le document type une fois qu'on aurait suffisamment de signatures, en délégation.
     
    N'oublions pas de dire 3 choses aux collègues :
     
    1) Le droit de retrait ne pourra être effectif que lorsque nous aurons déposé les fiches signées.
    2) Nous sommes sûr de nous car "un des meilleurs spécialistes actuels de ces questions (SNES national) a étudié notre dossier et il est catégorique sur le fait qu'il existe un danger grave et imminent justifiant l'exercice du droit de retrait."
    3) Lorsqu'ils exercent leur droit de retrait les collègues ne sont pas obligés de rester sur leur lieu de travail pendant leur temps de service habituel.
     
     
    nb. Pour le dossier annexe auquel on fait allusion dans la fiche en pièce jointe, le compte rendu de la réunion du 1er avril réalisé par Isabelle peut servir de base (à adapter légèrement) auquel on rajoutera une sélection de photos chocs.
     
     
     




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