• Bref compte-rendu réunion du CHSCT sur la situation au lycée de Kahani

     

    Le secrétaire général (SG) nous informe qu’il a concédé cette réunion du CHSCT par souci de dialogue social mais selon lui, rien ne l’y contraignait. L’instance s’est enfin réuni ce lundi 19 février soit un mois après les faits qui ont déclenché l’exercice du droit de retrait par les collègues de cet établissement et qui avaient généré dès le lendemain la demande de cette réunion par la FSU (6 représentants sur 7 au CHSCT).

    Le secrétaire FSU du CHSCT a présenté les grandes lignes de son rapport suite à l’enquête qu’il a effectuée vendredi 16 février.

    Si le CHSCT avait été convoqué plus tôt comme il en avait fait la demande, nous n’en serions peutêtre pas à 4 semaines d’exercice du droit de retrait aujourd’hui ! De plus, même si le SG considère que la compétence relève de l’établissement, la commission hygiène et sécurité de l’établissement ne s’est réunie que le 10 février.

    Au lendemain du 19 janvier, la réponse de l’administration a consisté à porter plainte et à faire identifier par les collègues les élèves bagarreurs. Ce qu’ils ont fait mais une fois acquitté de cette tâche, on les a sommés de reprendre le travail comme si tout était réglé. La question de la pertinence de cette procédure est posée quand on sait que les élèves en question en ont été informés, et qu’enfin les jeunes de Mamoudzou veulent avoir le dernier mot.

    Si les collègues ne reprennent pas le travail, c’est qu’ils sont inquiets des menaces de représailles bien réelles qui circulent et que le représentant des élèves au CA a confirmé. Les collègues reconnaissent qu’il y a des travaux de sécurisation en cours et que le proviseur a fait ce qu’il pouvait y compris faire appel à une entreprise privée de sécurité.

    Mais ils demandent un dispositif de présence permanente des gendarmes et une augmentation des effectifs en vie scolaire.

    Le SG répond qu’il n’y aura pas d’augmentation dans l’immédiat en nombre d’AED ou de CPE. Cependant, il indique qu'il va étudier la demande relative au renouvellement de contrat avec l'entreprise privée de sécurité jusqu'aux vacances. Enfin, il s'engage à organiser d’ici la fin de la semaine une réunion au lycée professionnel de Kahani avec le SG de la préfecture, la gendarmerie et les représentants du CHSCTA pour étudier la possibilité d’une présence permanente de la gendarmerie dès la rentrée.

    Si aucune mesure susceptible de restaurer la confiance n’était adoptée d’ici la fin de la semaine, nous serions alors dans une situation de désaccord persistant avec à l’issue une consultation de l’inspecteur du travail.