• Communiqué du SNUEP-FSU Paris sur les mobilisations lycéennes

     

     

    « Pas les miettes, toute la boulangerie ! »

     

    Commencée le vendredi 30 novembre, la contestation dans les lycées a pris de l’ampleur : environ 300 lycées, parmi lesquels un certain nombre de lycées professionnels, ont été bloqués dans toute la France. Parallèlement, des assemblées générales se sont tenues dans plusieurs universités. L’UNL (Union Nationale Lycéenne), à l’initiative de cette journée d’action,avance le chiffre de 300 établissements touchés.

    Parmi les revendications, un certain nombre nous interpelle comme syndicat de l’enseignement professionnel public. Dans un communiqué en date du 3 décembre, l’UNL écrit notamment :

    « Nous ne voulons plus :

    D’une sélection à l’entrée de l’université, mise ne place à l’aide des attendus et des algorithmes de Parcoursup, qui discriminent selon le lycée d’où l’on vient, ou le bac que l’on aurait fait. (…)

    De la réforme de la voie professionnelle qui privilégie les intérêts privés de l’entreprenariat plutôt que l’intérêt des lycén.ne.s, et qui offrira des formations différenciées d’une région à l’autre. (…)

    De la suppression des 2 600 postes en lycée, prévue pour l’année 2019 »

    Les PLP se mobilisent depuis plusieurs mois sur ces revendications, elles sont aussi les nôtres !

    Au moment où l’enseignement professionnel public est sur le point d’être broyé par l’engrenage de la contre-réforme Blanquer ; au moment où le gouvernement Macron, isolé et rejeté de toutes parts, s’apprête à effectuer une saignée sans précédent dans les effectifs de l’enseignement professionnel public, le SNUEP-FSU Paris apporte son soutien plein et entier à cette mobilisation.

    Louis Boyard, président de l’UNL, a raison lorsqu’il déclare, avec indignation : « Nous, ce qu’on acceptera, ce ne sont pas les miettes, c’est toute la boulangerie ! ».

    Plusieurs arrestations ont eu lieu tandis que la police a fait usage de gaz lacrymogène, de flashballs et de coups de matraque. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, vient de déclarer : « Je suis inquiète de la contamination du mouvement social dans les lycées, notamment dans les lycées franciliens (…) je demande à la police d’intervenir pour lever ces blocages. » Le SNUEP-FSU s’insurge contre les tentatives d’intimidation et toutes les formes de répression à l’encontre de la jeunesse qu’on empêche de se mobiliser dans un cadre apaisé.

    Sans attendre, le SNUEP-FSU Paris appelle les PLP à se faire entendre en votant aux élections professionnelles pour le SNUEP et la FSU, pour le retrait du plan Blanquer et la défense du statut des PLP.Il appelle les PLP à se réunir dès que possible afin de préparer la riposte, pour la satisfaction de nos légitimes revendications.

     Secrétariat Académique SNUEP-FSU Paris