• La FSU Mayotte appelle à une mobilisation le lundi 12 novembre, date proposée par notre organisation au niveau national dès la fin du mois de septembre dans le cadre de la contestation des suppressions massives de postes envisagées par le ministre de l’éducation nationale (2650 postes d’enseignants et 400 de personnels administratifs, 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat) alors que les effectifs d’élèves augmentent globalement. Si le nombre de postes dans l’éducation a augmenté à Mayotte ces dernières années, les difficultés pour les pourvoir restent entières.

    La FSU Mayotte est opposée à la poursuite de la politique de recrutement massif de contractuels dont les effets sont déstabilisateurs sur l’ensemble du système. Elle y est défavorable parce que cela participe d’une volonté de contourner le statut des fonctionnaires. Cela conduit à supprimer les protections dont nous bénéficions tous collectivement en tant que fonctionnaires d’État.

    La population de Mayotte a droit à l’égalité de traitement notamment en termes de prestations familiales, de protection sociale et de pension des retraites (ITR). L’accès au service public comme dans tout département français passe nécessairement par l’arrivée de professionnels en nombre.

    Pour faire face aux besoins des services publics à Mayotte et pour sécuriser la situation des personnels, la FSU Mayotte préconise une série de mesures ambitieuses et significatives :

    • Une augmentation du taux d’indexation au minimum au niveau de celui de La Réunion
    • Une cinquième année d’ISG à 5 mois
    • Une possibilité de déclarer en revenus exceptionnels l’ISG et l’IE
    • Une augmentation des contingents d’accès à la hors-classe et à la classe exceptionnelle ainsi que des mesures de reprise en compte de l’AGS des anciens instituteurs de la CDM qui favoriseront l’accès des anciens instituteurs de la CDM à la hors classe
    • Une mise en place des avantages spécifiques d’ancienneté
    • Des perspectives d’emploi pour les AED au-delà des 6 ans et l’instauration pour les ATTOSS de concours réservés pour passer de catégorie C en B 
    • Un plan de titularisation de tous les précaires
    • Un plan pluriannuel de construction et de rénovation (1er et 2nd degré)
    • Une programmation de construction de piscines et de cantines

    Par ailleurs, nous exigeons :

    • Le maintien des indemnités dégressives pour les collègues arrivés en 2012 et 2013
    • Le maintien du plafond actuel de l’abattement fiscal.

  • Contre la réforme Blanquer de la voie professionnelle

     Ensemble : mobilisons-nous le 12 novembre

    Ensemble : défendons les conditions d’études de nos élèves et nos conditions de travail !

    Grace aux premières mobilisations des personnels, le ministre a été contraint à des premiers reculs sur ses deux projets de grille horaire Bac Pro et CAP. Cependant ces minces modifications, qu’ensemble nous avons imposées, ne permettent pas d’enrayer les graves dangers contenus dans ces grilles et engendreront les suppressions de 2500 postes d’ici la fin de la mise en œuvre de la réforme de la voie professionnelle.

    Mercredi 10 octobre, l’intersyndicale a porté les revendications des PLP et voté CONTRE ces grilles horaires au Conseil Supérieur de l’Éducation qui a émis un avis défavorable sur ces deux premiers textes réglementaires.  Ensemble forçons le ministre à respecter cet avis ! 

    Il veut maintenant imposer aux personnels, dès la rentrée 2019, des secondes « famille de métiers » qui repousseront la spécialisation à un métier en classe de première et entraîneront une déprofessionnalisation avérée de nos formations. Les filières concernées par ces 3 secondes « généralistes » sont :

    • Les métiers relation clients qui regroupent : Vente/Commerce/Accueil ;
    • Les métiers de la gestion administration, du GA, et des Transports qui regroupent : GA, Logistique et transport
    • Les métiers de la construction durable, du bâtiment et des travaux publics qui regroupent les filières Travaux publics, Technicien du bâtiment : organisation et réalisation du gros œuvre, Interventions sur le patrimoine bâti option A Maçonnerie, option B Charpente, option C Couverture, Menuiserie-aluminium-verre, Aménagement et finitions du bâtiment, Ouvrages du bâtiment : Métallerie

    D’autres projets, d’ores et déjà à l’étude pour une mise en œuvre à la rentrée 2019, engendreront des situations infernales dans nos classes. C’est le cas du mixage des publics et des parcours ou encore du temps dans les mêmes classes de CAP (1, 2 ou 3 ans).

    L’Intersyndicale revendique

     Sur les grilles horaires :
    L’intersyndicale exige que toutes les disciplines bénéficient d’heures suffisantes pour dispenser des savoirs solides, que des moyens conséquents soient fléchés pour des dédoublements – notamment dans les matières générales et que la co-intervention imposée à moyen constants soient retirée de ces grilles et reste possible sur la base du volontariat des enseignant·es.

    Sur les postes
    Le ministre prétend vouloir revaloriser la voie professionnelle or il organise une réforme pour économiser des moyens sur le dos des PLP et des élèves. Ensemble refusons avec force toutes les suppressions de postes dans la voie professionnelle et exigeons des moyens pour améliorer nos conditions de travail !

    Sur les fusions de diplômes
    L’intersyndicale refuse la fusion des diplômes bac pro vente et commerce qui n’est qu’un outil pour supprimer encore plus des postes. Ne les laissons pas faire un GA Bis !

    Familles de métiers
    L’intersyndicale refuse la mise en œuvre des classes Familles de Métiers qui serviront à supprimer de postes et à terme à réduire le nombre de diplômes. Les jeunes ont besoin de savoirs professionnels solides pour une entrée durable dans l’emploi.

    CAP
    L’intersyndicale exige que des classes spécifiques soient créées pour les jeunes qui passeront le CAP en 3 ans.

    Gestion Administration
    L’intersyndicale refuse toute fermeture sèche des filières GA. Elle exige pour les jeunes, des ouvertures de sections dans d’autres filières et une rénovation ambitieuse des contenus d’enseignement. L’intersyndicale refuse les reconversions forcées pour les personnels et s’engage à soutenir les collègues et les établissements contre toute pression.

    L’ensemble des dispositifs de cette réforme va engendrer des difficultés croissantes pour les personnels et entraver les parcours scolaires et professionnels des jeunes.

     

    C’est pourquoi l’intersyndicale appelle les personnels :

    • À mettre en place des heures d’informations syndicales pour échanger sur les dangers de cette réforme
    • À s’organiser dans les établissements pour établir une riposte syndicale à la hauteur des attaques en augmentant la mobilisation.
    • À se mettre en grève le 12 novembre 2018 dans le cadre de la mobilisation intersyndicale Éducation contre les suppressions de postes, pour obtenir une autre réforme de la voie professionnelle du lycée et à organiser des cortèges « Voie Professionnelle » visibles dans les mobilisations.

  • Sigrid Gerardin , notre Co-Secrétaire Nationale, est en route pour venir à Mayotte,

    Nous comptons sur vous Mercredi à Koropa à partir de 9h.

     

    Omar Attoumani AMBRIRIKI 06 39 19 78 21
    Serge Ciccone 06 07 23 27 02

  • COMMUNIQUE SNES-FSU MAYOTTE

     

    Le gouvernement vient de faire voter par sa majorité la réduction de l’abattement fiscal de 40 % actuellement en vigueur à Mayotte. Tous les députés ultra-marins à l’exception notoire d’une députée de Mayotte ont voté contre. De qui se moque le gouvernement quand il parle de justice sociale ou de mesure « Robin des bois » selon l’expression de M. Darmanin alors qu’il a supprimé l’ISF et qu’il n’arrive pas à lutter contre la fraude fiscale ?

    Cette mesure est en réalité une nouvelle attaque contre le pouvoir d’achat des classes moyennes des territoires ultra-marins et notamment des fonctionnaires. On fait payer aux territoires pauvres leurs investissements en crèches et écoles à hauteur d’un fonds de 70 millions, prétexte officiel de la mesure. Là où il faudrait une subvention massive de l’État, le gouvernement préfère faire les poches des ultra marins. Payer vous-même ce dont vous avez besoin et ne demandez rien à l’État ! Voilà tout ce que le gouvernement propose pour faire face aux immenses besoins de Mayotte.

    C’est un pur scandale car d’une part ce gouvernement est incapable de procéder à la mise en place d’un plan d’urgence à la hauteur des besoins de Mayotte en particulier pour son système éducatif et d’autre part il baisse une fois de plus les conditions d’attractivité financière susceptibles de faire venir et de stabiliser les professionnels dont Mayotte a tant besoin pour son développement dans tous les domaines notamment le service public d’éducation. Bien mauvaise façon de commencer les supposées négociations sur l’attractivité pour lesquelles notre organisation syndicale sera conviée en groupe de travail au vice-rectorat.

    Hélas, il y a fort à parier si nous n’y prenons garde que cette mesure soit la préfiguration de la suppression tout court de cet abattement. Quoi qu’il en soit non seulement le SNES Mayotte s’y opposera mais il continuera de proposer des mesures d’allègement fiscal sur les indemnités à rebours de ce type de politique.