• Un appel à candidatures pour Mayotte a été publié au BOEN du 3 mai dernier. Il s'agit de postes à profil à pourvoir dans notre département dans le premier et le second degré pour des collègues détenant la certification FLE/FLS, français langue étrangère, français langue seconde. La discipline n'est pas précisée. Les postes à pourvoir situés par communes sont consultables dans cette liste avec la description des missions, le profil attendu et les compétences requises.

    La date limite d'envoi des dossiers est le 1 juin 2017.

    Des mesures d'attractivité pour venir à Mayotte sont exposées. Nous ne rappelons pas ici les conditions communes à tous. Il faut toutefois remarquer des éléments spécifiques mis en avant et qui constituent un avantage comparatif par rapport à celles et ceux qui mutent dans le cadre "normal" du mouvement interacadémique:
    1) Pour ceux qui ont sollicité et obtenu une mutation interacadémique, le bénéfice de cette mutation pourra être conservé ( l'académie obtenue devient la nouvelle académie d'origine).
    2) Le bénéfice de l'IFCR pourrait être accordé sous condition de deux ans de durée de service au lieu de 4. Pour le SNES, cette dernière mesure semble peu sécurisée juridiquement en l'absence de modification du décret 89-271. Mais elle constitue tout de même une avancée qui devrait être généralisée si elle était confirmée. 
    3) Les collègues bénéficieront d'une priorité absolue pour l'académie qu'ils souhaitent rejoindre, sous réserve d'avoir exercé à Mayotte pendant au moins quatre années, soit à compter du mouvement 2021.
    4) Le droit de retour dans l'académie d'origine est assuré dés lors qu'on en fait la demande.


    Ces avantages ne doivent pas être négligés mais le SNES et le SNUEP doute ( et c'est le moins qu'on puisse dire) de l'efficacité d'un recrutement sur profil pour un département qui n'arrive pas à pourvoir les postes en titulaires et à tout le moins souhaiterait que ces mesures soient généralisées à toutes et à tous en y ajoutant les mesures d'attractivité financière que nous préconisons.

    Merci aux co-secrétaires du SNES Mayotte


  • Pour le SNUEP-FSU, c’est non !

    Le bureau national du SNUEP-FSU dénonce avec force les projets d’Emmanuel Macron qui constituent une attaque frontale contre l’enseignement professionnel public, en voulant le placer sous la tutelle du patronat. Son objectif de faire de l'apprentissage « le cœur de l’enseignement professionnel » entraînera une dégradation majeure des conditions d'études des jeunes de la voie professionnelle et des conditions d’enseignement des professeur-es de lycée professionnel.

    Le développement massif de sections d'apprentissage dans tous les lycées professionnels et l’instauration de périodes de pré-apprentissage après la 3ème visent à instaurer un quasi monopole de l’apprentissage dans la formation professionnelle initiale. Faut-il rappeler que le mixage des publics et des parcours s’est révélé inefficace pour les jeunes ? Qu’il est fortement dénoncé par le SNUEP-FSU et par l'ensemble des personnels ? Faut-il rappeler que, contrairement à ce qu’avance Emmanuel Macron, l’enseignement professionnel public garantit davantage la réussite scolaire et l’insertion professionnelle ? Qu'il est souvent le dernier rempart contre le décrochage et permet à de nombreux jeunes d'accéder à une première qualification ? Le projet d'Emmanuel Macron n'a rien d'une idée « nouvelle » : vieille antienne libérale, il constitue une régression sociale majeure, renvoyant les jeunes les moins favorisé-es sous la coupe du patronat et les privant de leur véritable droit à l’éducation.

    Certaines préconisations, comme celle consistant à confier certains élèves sortant de 3ème à des organismes autres que publics ou celle annonçant la création de licences par apprentissage pour les bachelier-es professionnel-les se feront au détriment de l’intérêt des jeunes concerné-es. Vouloir exclure ainsi tout un pan de la jeunesse du service public d'éducation en renvoyant la responsabilité de leur formation uniquement aux entreprises signifie clairement un désengagement de l'État vis-à-vis de l'ensemble des familles concernées.

    La menace brandie par le président de la République de supprimer la taxe d'apprentissage à tous les établissements qui ne développeraient pas de sections d'apprentissage relève du chantage et augure mal du respect du dialogue social à venir.

    Le SNUEP-FSU dénonce le projet du président de la République qui vise à démanteler l'enseignement professionnel public et qui s'inspire très largement des préconisations du Medef, à l'opposé des besoins sociaux et des enjeux économiques à relever.

    Le SNUEP-FSU mettra tout en œuvre pour informer les collègues et créer les mobilisations nécessaires afin de faire échec à ce projet.

    Pour le SNUEP-FSU, valoriser l'enseignement professionnel public sous statut scolaire fait partie des exigences sociales.