• COMMUNIQUÉ
    Paris, le 23 novembre 2016
     
     
     

    Rénovation des bacs pro commerce et vente : de l'art du double discours !

     

    Prétendant agir dans l'intérêt des élèves, la Dgesco et l'IG tentent d'imposer un bac à deux options en lieu et place des bacs professionnels vente et commerce. En réalité cette « rénovation » va réduire le nombre d'heures d'enseignement dispensées et augmenter le nombre de CCF, telle est la réalité à venir de ce tour de passe-passe !

    La rénovation initiée par l'IG et la Dgesco et lancée par la CPC a suscité la réalisation d'une étude du CEREQ auprès des entreprises qui a conclu au bien-fondé de l'existence de deux champs d'emplois réellement distincts.

    Or l'affirmation faite par l'IG et la DGESCO qu'un bac à options constitue toujours deux bacs différents et qu'il s'agit juste de reculer le moment du choix d'orientation dans l'intérêt des élèves est irrecevable et malhonnête.  

    Une fois de plus, C'est faire fi des réalités du terrain,  des conditions de travail des personnels et d'études des 90 000 élèves qui sont scolarisés dans ces deux filières.   

    Les élèves ont besoin de groupe classes stables et de temps d'enseignement suffisant pour mener à bien leur scolarité et leur projet professionnel.  

    Le rééquilibrage prétendûment recherché entre les deux options se heurtera aussi aux contraintes budgétaires et aux organisations des établissements.  Ce bac à options va avoir pour conséquence mécanique des regroupements de sections puisqu'il n'y aura plus de classes spécifiques à chaque diplôme : effectifs pléthoriques en enseignement général pour tous partout. 

    De surcroît les épreuves professionnelles ponctuelles terminales se transforment en  CCF : curieuse conception de l'allègement réclamé par une majorité d'enseignant-es et curieuse conception d'un diplôme national !

    Pour toutes ces raisons, nos organisations syndicales, CGT Éduc'action, Snalc, SNUEP-FSU, SUD Éducationdemandent le maintien de deux baccalauréats professionnels distincts.

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    Bien cordialement,
    Le secteur communication du SNUEP-FSU
    01 45 65 02 56
    06 81 04 03 56
    06 43 71 87 41


     


  • COMPTE RENDU DE LA JOURNEE D’ACTION DU 20 SEPTEMBRE

    Chers collègues,

    Nous remercions les collègues qui ont accepté de perdre une journée de salaire pour  faire grève aujourd'hui.  L'intersyndicale avait donné RV aux manifestants ce matin à 7h30 place de la République à Mamoudzou. Le flot des collègues mêlant premier, second degré et fonctionnaires des trois fonctions publiques a progressivement grossi. A 9h30 environ, plus de 300 personnes se sont dirigées vers le rond point de Kawéni bloquant la circulation pendant 2 bonnes heures.

    Nous avons ensuite tenu une AG au Conseil départemental où chaque représentant de l'intersyndicale a pu s'exprimer. La mobilisation progresse et elle augmentera encore lors de la venue prochaine de la Ministre des Outres-Mers. Chacun estime que la nouvelle Ministre doit apporter les réponses que l'intersyndicale attend depuis des mois entre autre sur :

    • le développement de l'attractivité, à savoir baisse de la fiscalité sur les IE, accélération de carrière au MEN pour service rendu à Mayotte et enfin confirmation de la prise en charge des indemnités voyages notamment pour les néo-titulaires
    • la reconstitution de carrière pour les ex instituteurs et agents de la CDM en prenant en compte l'ancienneté générale de service et ce dans l'intérêt des services publics à Mayotte. 

    Nous appelons les collègues à une reprise de la grève et surtout de l'action à partir du 28, jour prévu de l'arrivée de la Ministre des Outres-Mers dans le département. Nous nous rendrons en petite terre pour l'accueillir dès sa descente d'avion. Nous savons que le gouvernement travaille pour que la visite de la Ministre puisse se dérouler au mieux. Elle ne peut esquiver ses responsabilités et nous attendons des réponses concrètes à nos revendications.

     

    RENDEZ-VOUS LE 28 SEPTEMBRE DANS L'ACTION ! 


  • Suite à la journée d'action du 13 septembre, la préfecture nous a annoncé la sortie d'un nouveau décret  qui permettra  d'obtenir une IFCR à 100 % dés la titularisation sans condition de durée et l'ISG sera attribuée aux néo-titulaires.  

    C'est un acquis de la lutte non négligeable mais qui ne suffit pas . 

    Nous voulons pour Mayotte un système éducatif digne d'un département métropolitain. Il y a urgence.

    L'intersyndicale exige  en matière d'attractivité et de respect des personnels :

    ·         classement des IE en revenus exceptionnels pour permettre des dégrèvements fiscaux, 

    ·         accélération de carrière pour les agents exerçant à Mayotte.

    ·         reconstitution de carrière de tous les ex agents de la CDM.  

    Tout ce qui a été obtenu à Mayotte ces dernières années l'a été par les mobilisations et les grèves ( prolongation du décret 96, indexation,.. et aujourd'hui décret IFCR). C'est maintenant qu'il faut agir. Le gouvernement prépare la rentrée de 2017 et  tout indique qu'elle sera pire que cette année si les mesures que nous préconisons, ne sont pas prises. Nous devons et nous pouvons gagner. Nous avons tous intérêt à nous engager dans la grève et dans l'action. 

     

    Tous en Grève reconductible à partir du mardi 20 septembre !  

    Rendez-vous à partir de 7h30 ce mardi 20 septembre place de la République et départ de la manifestation à 9h30 en direction de Kawéni.


  • Le ministère de l'Éducation nationale modifie la "grille d'évaluation" des enseignants en la transformant en "compte rendu", dans la nouvelle version de la transposition du protocole PPCR pour les enseignants qui sera discutée à partir de mercredi 14 septembre et dont AEF a eu copie. Par rapport aux textes présentés en juillet dernier, les dispositions concernant l'accompagnement personnalisé restent, pour une large part, inchangées. Il est toutefois précisé que cet accompagnement n'est plus "complémentaire" des rendez-vous de carrière mais a lieu "en parallèle".  L'architecture des rendez-vous de carrière, elle, est conservée mais un paragraphe au sujet de l'équilibre femmes/hommes est ajouté. Par ailleurs, la nouvelle version précise les conditions d'accès à la hors classe.

    Trois réunions programmées MENESR/syndicats
    • le 14 septembre : grille d'évaluation
    • le 15 septembre : bilan professionnel
    • le 21 septembre : passage en classe exceptionnelle.
    Le ministère de l'Éducation nationale présentera, mercredi 14 et jeudi 15 septembre 2016, une nouvelle version du projet concernant l'évaluation des enseignants aux organisations syndicales. Les trois textes communiqués portent sur :
    - l'accompagnement des enseignants
    - le processus de rendez-vous de carrière
    - le "compte rendu d'évaluation professionnelle des enseignants"
    Par rapport aux textes provisoires présentés aux syndicats le 13 juillet dernier, deux changements sémantiques sont à noter : le "bilan professionnel" de l'enseignant devient un "document d'appui au rendez-vous de carrière" et la "grille d'évaluation" devient un "compte rendu" d'évaluation.
    L'accompagnement personnalisé "en parallèle" des rendez-vous de carrière
    L'accompagnement des enseignants resterait de la responsabilité de l'inspecteur de l'Éducation nationale dans le premier degré, et soumis au double regard du chef d'établissement et d'un inspecteur (IA-IPR, IEN) dans le second degré. Cette démarche d'accompagnement personnalisé, qui "revêt une dimension formative", n'est plus "complémentaire" des rendez-vous de carrière comme le spécifiait le texte précédent mais a lieu "en parallèle".
    "Les visites dans la classe et l'entretien qui les accompagne constituent le vecteur central de l'accompagnement professionnel des enseignants", précise le texte, qui dans sa version précédente ne mentionnait pas cet entretien. Il est par ailleurs ajouté que "l'accompagnement individuel fait l'objet, en tant que de besoin, d'une restitution formalisée à l'enseignant".
    La structure des 4 rendez-vous de carrière inchangée
    Les quatre rendez-vous de carrière sont inchangés. Ils permettent toujours l'avancement accéléré entre les 6e et 7e échelons, entre le 8e et le 9e échelon, ainsi que le moment de l'accès à la hors classe et à la classe exceptionnelle.
    • Accès à la hors classe
    Concernant la hors classe, le rendez-vous de carrière n'est plus fixé "dans les deux premières années" du 9e échelon mais "dans la deuxième année" de ce même échelon. Il est précisé que "les personnels enseignants, d'éducation ou psychologues doivent pouvoir dérouler une carrière complète sur au moins deux grades".
    • Autorité compétente
    Il est également ajouté que le recteur, mais également "l'IA-Dasen", est l'autorité compétente pour arrêter l'appréciation finale de l'enseignant. Cette même autorité "rend un avis sur un avancement accéléré d'échelon" concernant la décision d'avancement accéléré.
    • Le document d'appui au rendez-vous de carrière
    Par ailleurs, le "bilan professionnel" de l'enseignant devient "le document d'appui à son rendez-vous de carrière". Il doit toujours être finalisé 15 jours avant le rendez-vous de carrière.
    Concernant la phase de préparation par l'enseignant de son rendez-vous de carrière, le document précise qu'il "peut s'appuyer sur la notice présentant le déroulé et les enjeux de ce rendez-vous de carrière et, s'il l'estime pertinent, sur les différents documents élaborés tout au long de son parcours et stockés dans i-prof."
    • L'équilibre femmes/hommes dans les corps
    Dans le texte daté du 12 septembre par le ministère de l'Éducation nationale est ajouté le paragraphe suivant : "Dans chacun des corps, les promotions tiendront compte de l'équilibre femmes-hommes dans le choix des promus s'inscrivant dans les principes et orientations posés par le protocole d'accord signé le 8 mars 2013 et relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique."
    • La "grille d'évaluation" devient un "compte rendu d'évaluation"
    Le "compte rendu du rendez-vous de carrière au travers d'une grille d'évaluation" devient un "compte rendu d'évaluation professionnelle lié au rendez-vous de carrière". 
    11 objets dans Le "compte rendu d'évaluation"
    La précédente version "grille d'évaluation professionnelle" devenue "compte rendu d'évaluation professionnelle" passerait de 9 objets d'évaluation à 11 :
    1. Maîtriser les savoirs disciplinaires et leur didactique
    2. Adapter les modalités de sa communication en fonction de son auditoire, en visant sa maîtrise et son développement
    3. Construire, mettre en œuvre et animer des situations d'enseignement et d'apprentissage prenant en compte la diversité des élèves
    4. Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves
    5. S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel
    6. Coopérer au sein d'une équipe
    7. Contribuer à l'action de la communauté éducative et coopérer avec les partenaires de l'école/l'établissement
    8. Coopérer avec les parents d'élèves
    9. Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques
    10. Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves
    11. Accompagner les élèves dans leur parcours de formation
    Les "niveaux de maîtrise" pour évaluer ces objets sont modifiés : auparavant découpés en "à améliorer", "bon", "très bon", "excellent", ils deviennent "à consolider", "satisfaisant", "très satisfaisant" et "excellent".
    Les numéros 1 à 5 sont évalués par l'inspecteur, tandis que de 6 à 8 ils sont évalués par l'inspecteur dans le 1er degré et par le chef d'établissement dans le 2nd degré. Les objets 9 à 11 sont évalués par "l'inspecteur dans le 1er degré et par l'inspecteur et le chef d'établissement du 2nd degré".
    La structure de la partie "appréciation générale des évaluateurs" reste inchangée mais quelques mentions sont modifiées.
    Ce qui disparaît : 
    La précision "3 niveaux d'appréciation de l'enseignant : - s'inscrit dans une démarche de progression de compétence - répond aux attentes de son métier et de l'institution (compétence conforme aux attendus) - implication, compétences reconnues par les pairs et l'institution".
    Ce qui est ajouté :
    - "Dans le 2nd degré, l'appréciation générale portée par chacun des évaluateurs fait l'objet d'un échange préalable entre eux."
    - "Les éléments figurant ci-dessus (soit les appréciations, ndlr) sont communiqués à l'enseignant".

     - Une rubrique "avis de l'autorité académique sur un avancement accéléré", qui rappelle que "l'avis très favorable est contingenté à 30 % des effectifs d'enseignants concernés par le rendez-vous de carrière considéré".

    Nasr LAKHSASSI


  • En 2014, le salaire net mensuel moyen d'un enseignant à temps plein s'élevait à 2 460 euros, secteurs public et privé sous contrat, personnels titulaires et non titulaires confondus, calcule la DEPP. A noter que, dans la note d'information du service statistique de l'Education nationale, sont compris parmi les non titulaires les "contractuels admissibles", c'est à dire les jeunes enseignants reçus au concours, durant leur année de formation à l'Espe et de stage en responsabilité. Le salaire net moyen des titulaires est de 2 490 €. Le salaire net des enseignants qui étaient déjà en fonction en 2013, a augmenté de 1,7 % en euros constants, 2 % pour les professeurs des écoles du fait du versement de l'ISAE de 400 € (elle est portée cette année à 1 200 €, ndlr).
    Toutefois, comparé à 2013, si on inclut dans le calcul les jeunes enseignants en nombre supérieur à celui des départs à la retraite, le salaire net moyen de la population enseignante, incluant les titulaires et les non-titulaires a "légèrement diminué", - 0,1 % en euros constants.
    La note d'information "La rémunération des enseignants du MEN en 2014" est téléchargeable ici
    Nasr LAKHSASSI




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